ON VOUS L’AVAIT BIEN DIT QUE LA CHOUCROUTE C’ETAIT DEGUEULASSE !

chouc dégueu

AU PARADIS DE LA JUNK-FOOD : La Choucroute, sérial-killeuse et polluante

La preuve : on en fait des bio-gaz et autres saloperies chimiques, rien qu’avec son jus ! Tellement acide, qu’il faut absolument retraiter ses effluents chez les industriels qui la fabriquent, et si possible loin, très loin, de la moindre habitation…

En plus d’être une serial-tueuse culinaire, du fait de son choux fermenté hyper-acide qui vous détruit les boyaux et de sa charcuterie dégueu et ultra-lipidique qui vous démolit les artères, la choucroute, plat national alsacien, pollue grave…

Le choux mariné, cette puanteur, non content de déplorer nos narines, est de surcroît un dévastateur écologique : son taux d’acidité est tel qu’on ne peut absolument pas en rejeter les déchets liquides en pleine nature. D’où l’idée de quelques industriels producteurs de cette abbération gustative de construire en Alsace une usine de retraitement des effluents du plat régional…

Transformer le jus polluant issu de la fermentation du chou en chaleur et en électricité : cette idée surprenante est devenue réalité dans une nouvelle station d’épuration bâtie près de Krautergersheim (Bas-Rhin), la « capitale » autoproclamée de la choucroute. Plantée au milieu des champs, la station de traitement des eaux usées du bassin de l’Ehn est installée depuis un peu plus d’un an dans une zone qui concentre 70 % de la production française de choucroute, à une vingtaine de kilomètres au sud de Strasbourg.

Des tracteurs et leurs citernes transvasent dans l’usine flambant neuve le déchet acide que génèrent les choucroutiers locaux, lors notamment de la fermentation des choux coupés en lanières dans des cuves, qui donne la choucroute. Corrosif et très chargé en composants organiques, ce jus qui polluait autrefois les cours d’eau de la région ne peut pas être traité de la même manière que les eaux usées des 27 000 habitants des 11 communes alentour.

« biogaz d’une excellente qualité » (Lyonnaise des eaux)

« En période de pointe, les effluents des choucrouteries peuvent représenter l’équivalent des eaux usées de 140 000 habitants » en termes de pollution à traiter, explique Clément Ritter, un porte-parole de la Lyonnaise des eaux, qui exploite le site. « On a trouvé des bactéries capables de consommer en quelques heures 90 % des composants organiques du jus. Et en plus, elles produisent par méthanisation un biogaz d’une excellente qualité », poursuit-il.

Le procédé biologique se déroule dans un « réacteur », une tour verte dressée derrière les grands bassins d’épuration où sont traitées à ciel ouvert les eaux usées du secteur. Le biogaz obtenu par la méthanisation est extrait et mélangé à celui que produit par ailleurs la digestion des boues d’épuration du site (matières liquides extraites des eaux usées), via un autre type de bactéries.

« Satisfaits des premiers résultats » (syndicat intercommunal)

Le tout est utilisé sur place pour produire la chaleur nécessaire à plusieurs installations de la station, voire de l’électricité revendue au réseau EDF. « Notre principal objectif est d’être autonome en matière de chaleur, mais il nous arrive d’avoir du surplus grâce au biogaz que l’on transforme alors en électricité, quand l’activité choucroutière est au plus haut », explique le directeur du site, Jérôme Fritz.

Au total, le biogaz produit sur un an correspond à la consommation d’énergie de 1 500 personnes. Selon l’exploitant, qui avait une expérience comparable dans le traitement des effluents d’un brasseur, la station est pionnière dans l’utilisation de cette technique pour traiter le jus de choucroute. « C’était un pari, pour nous comme pour le constructeur, mais on est satisfaits des premiers résultats », explique Anne Roth-Boucard, directrice du Syndicat intercommunal (Sivom) qui a commandé cette usine pour remplacer deux stations d’épuration devenues obsolètes.

Fini l’image du choucroutier pollueur ?

« Récupérer le jus de choucroute des producteurs locaux n’était pas une obligation, mais c’est un choix qu’ont fait les élus », poursuit-elle. Même si ce jus génère désormais de l’énergie, les choucroutiers n’en restent pas moins facturés pour pouvoir le dépoter dans la nouvelle station. « On économise sur les frais de transport, parce qu’avant, on devait apporter notre jus jusqu’à la station de Strasbourg », qui le diluait dans l’énorme quantité d’eaux usées qu’elle traite, explique Jean-Luc Meyer, dont l’entreprise est située à deux minutes de tracteur de la nouvelle station.

Mais surtout, « on passe d’un statut de pollueur à une image qui est plus associée au développement durable et ça, c’est bon pour la profession », se réjouit ce gérant de la principale choucrouterie de la zone, qui produit plusieurs milliers de mètres cubes de jus par an.

Bref, en fait, si la choucroute est une incongruité gastronomique, mieux vaut quand même en résorber ses méfaits écologiques… Quant à ses contre-indications sanitaires, n’en parlons plus… Après tout les Alsaciens sont libres de se suicider lentement comme ils le peuvent… Tout comme les Normands avec leur cuisine au beurre et autres lyonnais et leur addiction au gras… Chacun sa vie !

M.A. Salins-Vacarès
avec AFP

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