JUNK FOOD : Flinguez-vous en douceurs et dans le bonheur

JUNK FOOD : « Au paradis de la Junk Food », une nouvelle rubrique de PLAISIRS de BOUCHE.

La Junk Food (littéralement bouffe pourrie) est devenue une catégorie en soi des rubriques cuisines. A compter de ce jour, PLAISIRS de BOUCHE vous donnera rendez-vous régulièrement dans ses colonnes pour vous filer vraiment envie de vous suicider en parfaite béatitude… repue.

Burgers, plats « cuisinés » rapides et micro-ondables, saloperies hyper-sucrées et caloriques estampillées « patisseries, glaces & sorbets » dans vos rayons de supermarchés, street-food dégueu vite avalée entre midi et deux au kébab du coin, sodas… On le voit, le sujet ne manque pas d’entrées. Désormais, PLAISIRS de BOUCHE viendra tester régulièrement ces nouveaux avatars de l’impérialisme industriel. La bouffe molle, dernier masque de la mal-bouffe quasi-universelle, envahit peu à peu le champ de notre quotidien culinaire. L’industrie alimentaire bien capitalistique a tout de suite compris quels rendements tirer de notre flemme atavique d’employé over-booké et stressé. D’où cette prolifération de propositions toutes plus addictives et surtout malsaines que possible, sur laquelle ladite industrie ne cesse de communiquer sur nos écrans tv et les gondoles de supermarchés.

Mais avant tout, quelques petits rappels :
Après le diabète et l’obésité, la malbouffe en cause dans la maladie d’Alzheimer
(Source Le Monde / Blogs)

On ne compte plus les bonnes raisons de faire une croix sur les sodas, hamburgers et autres ingrédients de la malbouffe moderne. Au-delà des proportions inquiétantes que prend l’obésité en Occident et dans les pays en développement – près de la moitié des Américains seront obèses d’ici 2030, avec les risques sanitaires que ceci représente –, l’excès de gras, de sucre et de sel est depuis peu mis en cause dans le développement de la maladie d’Alzheimer, de plus en plus considérée comme une forme de diabète.

C’est du moins ce que rapporte un article du blog Opinionator, hébergé par le New York Times et, ironie du sort, publié juste en dessous d’une publicité pour McDonalds, symbole de ce que l’auteur appelle le « standard American diet », ou SAD (triste en anglais). Ainsi, on connaissait déjà le diabète 1 : inné, il résulte de la destruction de l’insuline par le système immunitaire, et représente environ provoqué par des facteurs environnementaux, et en premier lieu le régime alimentaire. Désormais, de plus en plus de scientifiques parlent aussi de diabète de type 3, pour désigner la maladie d’Alzheimer.

Explication (simplifiée) de l’auteur : « en temps normal, l’insuline encourage les cellules à absorber le sucre dans le sang. Mais quand, au bout de la cinquième barre chocolatée, les cellules sont submergées de glucose, elles développent une forme de résistance aux appels de l’insuline. Qui, de ce fait, « insiste » : son taux s’accroît, ce qui n’est guère sain pour nos vaisseaux sanguins, poursuit l’article. Or, quand ceci se produit dans le cerveau, « on commence à perdre la mémoire et à être désorienté. On perd même des aspects de notre personnalité. En bref, on développe Alzheimer. »

Citant d’autres études, l’auteur souligne aussi que les personnes qui ont du diabète sont deux fois plus enclines à développer la maladie neurodégénérative incurable – qui touche aujourd’hui 5,4 millions d’Américains. Les traitements contre cette maladie, et d’autres « démences », auront coûté 200 milliards de dollars aux Etats-Unis cette année. Bref, « arrêter le soda, les donuts, la charcuterie et les frites pourrait vous permettre de garder votre esprit intact jusqu’à ce que votre corps vous lâche », recommande l’auteur.

Et aussi :
SANTE – Une étude sur les rats menée par des chercheurs américains le prouve…
(Source : Santé Magazine)

Drogué par la «junk food». Les mêmes mécanismes du cerveau sont à l’oeuvre dans la consommation compulsive de nourriture hautement calorique et dans la dépendance aux drogues, ont montré des chercheurs lors d’expériences sur des rats.

Les travaux de Paul Johnson et Paul Kenny (Scripps Research Institute, Jupiter, Floride) démontrent, chez le rat, que le développement de l’obésité coïncide avec une détérioration progressive de l’équilibre chimique du cerveau dans le circuit de récompense (aussi appelé centre du plaisir), impliqué dans les addictions.

Les chercheurs ont offert régulièrement à des rats de la nourriture hautement calorique (bacon, saucisse, gâteau, chocolat) en plus de leur nourriture habituelle, plus saine mais moins appétissante. Les animaux ont rapidement développé l’habitude de se suralimenter de façon compulsive, consommant davantage de nourriture grasse et calorique (junk food) jusqu’à devenir obèses.

Parallèlement, leur circuit de récompense répondait de moins en moins, une modification très semblable à ce qui se passe dans le cerveau de rats consommateurs de cocaïne ou d’héroïne.

Pour les chercheurs, ces résultats confirment les propriétés addictives de la junk food. L’étude «présente la preuve la plus précise et rigoureuse que l’addiction aux drogues et l’obésité sont fondées sur les mêmes mécanismes neurobiologiques sous-jacents», a déclaré Paul Kenny.

Les chercheurs ont également conditionné les rats à craindre un choc électrique à la vue d’une lumière rouge. Alors que les rats nourris normalement arrêtaient de manger lorsque la lumière rouge s’allumait, ceux devenus obèses, habitués à une nourriture riche, continuaient de manger.

«Dans cette étude, les animaux ont complètement perdu le contrôle de leur comportement alimentaire, premier signe de l’addiction. Ils continuaient à se suralimenter même lorsqu’ils anticipaient un choc électrique, ce qui montre bien combien ils étaient motivés pour consommer de la nourriture appétissante», a expliqué Paul Kenny.

Les chercheurs ont par ailleurs montré chez les rats obèses une réduction du taux de récepteurs à dopamine, une substance chimique libérée dans le cerveau par des expériences agréables comme la nourriture ou le sexe, ou les drogues. Le même phénomène est observé chez l’homme en cas de dépendance à une drogue.

Cette étude, qui avait fait l’objet d’une présentation préliminaire en octobre 2009 lors d’une réunion de la Société de Neurosciences à Chicago, est publiée dimanche en ligne dans Nature Neuroscience.

Bon appétit, et bienvenue dans la nouvelle rubrique de PLAISIRS de BOUCHE « Au paradis de la Junk Food » !

Héléna Bouygues

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